Faire de la veille, c’est peut-être faire de l’intelligence économique; ne pas en faire peut-être aussi!

Fréquentant les PME, parmi les plus petites, auprès desquelles je défends l’idée de l’intelligence stratégique, je suis confronté à une contrainte forte qui est souvent absente de la littérature comme des discours en faveur de la veille: celle des moyens disponibles. A moins de travailler sur un projet spécifique dont les espoirs de rentabilité sont à la hauteur des moyens nécessaires à une « vrai » démarche d’IE, les PME n’ont guère les ressources pour appliquer les recommandations « académiques » ou « officielles ». Est-ce à dire que l’intelligence stratégique n’est pas à la portée des PME? Non, bien sûr!


La bonne maîtrise des ressources, et leur bonne affectaction, faut déjà partie d’une bonne intelligence économique. Bien mesurer les enjeux auxquels on est confrontés, et la manière de les affronter, aussi. La mise en oeuvre d’outils de la boite à outils de l’intelligence stratégique ne peut se justifier que si les ressources de l’entreprise la permet et que le rapport coûts/bénéfice est favorable. En l’occurrence, décider de ne pas faire de veille, ou de ne pas protéger un capital immatériel ou intellectuel est déjà un acte d’intelligence stratégique. 

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